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Amendement : C’est une modification
proposée, par un ou plusieurs membres du Congrès ou de
la commission intérieure concernée, à un texte au cours
de sa discussion. Ce système s’applique en matière de
loi du pays et de délibération de la Nouvelle-Calédonie
(article 69 du règlement intérieur du Congrès).
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Assemblée Nationale : C’est le nom
de la première chambre du Parlement français ; la
deuxième chambre étant le Sénat. L’Assemblée Nationale
est composée de 577 députés dont deux pour la
Nouvelle-Calédonie.
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Assemblée permanente : Se dit d’une
assemblée qui siège toute l’année sans interruption. Ce
n’est pas le cas du Congrès de la Nouvelle-Calédonie qui
est soumis au régime de sessions.
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Attributions : Ce sont les
pouvoirs, dont disposent des personnes ou une assemblée,
qui sont énumérés dans des loi organique, des lois
constitutionnelles, des décrets ou des lois ordinaires.
S’agissant du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, elles
sont énumérées dans la Loi Organique de 1999.
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Autodétermination : Possibilité
pour un peuple de choisir librement s’il veut être
indépendant ou non de l’Etat dont il fait partie
actuellement et de prendre ses propres décisions en
matière politique et économique. Concernant la
Nouvelle-Calédonie, elle sera amenée à partir de 2014 à
choisir si elle reste sous souveraineté de la France ou
si elle devient indépendante par le biais d’un
référendum d’autodétermination.
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Budget de la Nouvelle-Calédonie :
Il correspond à la prévision de l’ensemble des recettes
et des dépenses de la Nouvelle-Calédonie pour l’année à
venir. Plusieurs institutions interviennent dans ce
processus :
- Le Gouvernement de la
Nouvelle-Calédonie propose un projet de budget
- La commission des finances et du budget du Congrès de
la Nouvelle-Calédonie est chargée de l’examen de ce
budget (et de tout texte ayant une incidence budgétaire)
- Le Congrès approuve les comptes de l’exercice
précédent et adopte le budget de l’année suivante
- La Chambre territoriale des comptes exerce le contrôle
budgétaire.
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Budget de répartition : Quand le
budget est voté, il est réparti ainsi:
- Les Provinces
reçoivent au moins 51.5% des recettes fiscales
- La Nouvelle-Calédonie en reçoit 28%
- Les communes en reçoivent entre 16% et 18%.
Cependant, ce ne sont
pas leurs seules ressources financières (par exemple
pour les communes et les Provinces, il y a le centime
additionnel).
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Budget primitif (BP) : C’est le
budget adopté par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie
lors de la session budgétaire qui s’ouvre pour deux mois
entre le 1er et le 30 novembre sur la base du projet
présenté par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
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Budget supplémentaire (BS) : C’est
une modification du budget primitif adoptée par le
Congrès de la Nouvelle-Calédonie lors de la session
administrative qui s’ouvre pour deux mois entre le 1er
et le 30 juin. Elle intervient après l’approbation du
compte administratif car il faut clôturer l’exercice de
l’année précédente avant.
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Citoyenneté calédonienne : Cette
notion est apparue dans le quatrièmement du Préambule de
l’Accord de Nouméa et a été inscrite dans la Loi
Organique du 19 mars 1999 relative à la
Nouvelle-Calédonie. En plus d’être de nationalité
française, les conditions pour être citoyen calédonien
sont énumérées à l’article 188 de la Loi Organique. Il
faut soit avoir participé à la consultation du 8
novembre 1998 ; soit être inscrit sur le tableau annexe
et domicilié depuis 10 ans en Nouvelle-Calédonie à la
date de l’élection au Congrès et aux assemblées de
province ; soit avoir atteint l'âge de la majorité après
le 31 octobre 1998 et justifier de dix ans de domicile
en Nouvelle-Calédonie en 1998 ou avoir eu un de ses
parents remplissant les conditions pour être électeur au
scrutin du 8 novembre 1998, ou avoir un de ses parents
inscrit au tableau annexe et justifier d'une durée de
domicile de dix ans en Nouvelle-Calédonie à la date de
l’élection.
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Collège électoral : Ensemble des
électeurs appelés à participer à une élection
déterminée. S’agissant du Congrès de la
Nouvelle-Calédonie, l’élection de ses membres est
effectuée par un collège électoral spécial et est
réglementée par l’article 189 de la Loi Organique. Le
collège électoral national regroupe l’ensemble des
électeurs de la République française remplissant
certaines conditions : âge, nationalité, capacité,...
Contrairement à ce dernier, le collège électoral spécial
possède des critères plus spécifiques quant au choix des
électeurs ( voir article 188 de la Loi Organique).
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Commission plénière : L’article 19
du règlement intérieur du Congrès de la
Nouvelle-Calédonie offre la possibilité de réunir les
élus en commission plénière. Ce type de commission est
institué dès lors qu’il s’agit de traiter d’un sujet
d’ordre général susceptible d’intéresser l’ensemble des
conseillers (membres du Congrès) de la
Nouvelle-Calédonie. De plus, ses réunions ne sont pas
publiques.
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Compétence : Aptitude légale à
accomplir un acte pour une autorité publique ou à
instruire et juger un procès pour une juridiction. On
assimile également compétence à domaine de compétences.
L’Accord de Nouméa et la Loi Organique ont transféré ou
vont transférer à la Nouvelle-Calédonie des matières qui
relevaient jusque-là de la compétence de l’Etat (voir
souveraineté partagée).
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Compétences régaliennes : Ce sont
les compétences appartenant à un Etat souverain qui ne
peuvent être transférées à un autre Etat sous
souveraineté nationale sauf en cas d’indépendance de
celui-ci. On appelle compétences régaliennes celles que
l’on considère comme constitutives de la souveraineté
d’un Etat : défense, justice, monnaie, affaires
étrangères, ordre public. De ce fait, on estime que ces
compétences ne sont pas transférables à une collectivité
infra-étatique. C’est le cas pour la Nouvelle-Calédonie
qui bien qu’elle est reçue des compétences de la France
ne possède pas les compétences régaliennes.
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Conseil Constitutionnel : Il s’agit
d’une des institutions majeures de la République
française instituée par la Constitution de 1958. Son
rôle principal est de contrôler la constitutionnalité
des lois ce qui signifie qu’il vérifie si la loi n’est
pas contraire à la Constitution et autres textes et
principes à valeur constitutionnelle.
Il est composé de :
- 3 membres nommés par
le Président de la République
- 3 membres nommés par le Président de l’Assemblée
Nationale
- 3 membres nommés par le Président du Sénat.
Chacun des membres est
nommé pour 9 ans sachant que les anciens Président de la
République sont membres de droit (ils en font partie
automatiquement en plus des 9 autres membres).
Il peut contrôler les lois du pays, qui ont fait l’objet
d’une seconde lecture, s’il est saisi par le
Haut-commissaire, le gouvernement, le Président du
Congrès, le Président d’une assemblée de Province ou 18
membres du Congrès. Dans ce cas sa décision est publiée
au Journal Officiel de la République Française (JORF)
ainsi qu’au Journal Officiel de la Nouvelle-Calédonie
(JONC). Voir articles 104 et 105 de la Loi Organique de
1999.
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Conseil d’Etat : Premier corps de
l'État, le Conseil d'État comprend environ 300 membres
dont les deux tiers sont en activité au sein du Conseil
et un tiers à l’extérieur. Il a deux rôles importants :
- il est juge
administratif suprême
- il est conseiller du Gouvernement de la République en
émettant des avis qui peuvent être obligatoires ou
facultatifs :
· Sa consultation
obligatoire. En vertu de l’article 39 de la
Constitution, il est obligatoirement saisi de tous les
projets de lois avant leur adoption par le Conseil des
ministres et leur dépôt devant le Parlement. En vertu de
l’article 38 de la Constitution, il doit être saisi des
projets d’ordonnance avant leur adoption par le Conseil
des ministres. Enfin, les décrets pris en Conseil d’Etat
ne peuvent être pris ou modifiés qu’après la saisine du
Conseil d’Etat. De plus, depuis la révision de la
Constitution en date du 25 juin 1992 (article 88-4 de la
Constitution), il est saisi de tous les projets d’actes
communautaires qui sont adressés au Gouvernement
français par la Commission Européenne afin qu’il indique
si les dispositions envisagées relèveraient, si elles
étaient prises par des autorités françaises, du domaine
de la loi au sens de l’article 34 de la Constitution. Si
tel est le cas, le projet d’acte est transmis au
Parlement français pour avis. De plus, tout projet ou
proposition de loi du pays est soumis pour avis au
Conseil d’Etat avant d’être arrêté par le Gouvernement
de la Nouvelle-Calédonie.
· La consultation
facultative du Conseil d’Etat. Dans tous les autres cas,
sa consultation n’est pas obligatoire mais le
Gouvernement peut toujours soumettre un texte au Conseil
d’Etat afin qu’il donne son avis. Par ailleurs, le
Gouvernement peut soumettre au Conseil d’Etat une
question qui pose un problème juridique particulier afin
qu’il l’éclaire.
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Constitution : C’est l’ensemble des
règles écrites ou coutumières d’un Etat qui constatent
ou créent les institutions de ce dernier et dictent leur
fonctionnement interne et leurs relations avec le
peuple. De plus, c’est le texte suprême de la nation ce
qui signifie qu’aucun texte ne peut être au-dessus de
lui. En France, la Constitution qui nous régit date de
1958 mais a subi quelques modifications par le biais de
lois constitutionnelles. Elle est applicable en
Nouvelle-Calédonie et elle lui consacre certains de ses
articles (articles 76 et 77 de la Constitution).
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Contreseing : C’est, dans le cas de
la promulgation des lois du pays, la signature du
Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie à
côté de celle du Haut-commissaire qui atteste la
conformité de l’acte. Sans ces deux signatures, l’acte
n’est pas valide et ne peut donc être appliqué. De même,
un arrêté du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pris
dans un domaine qui n’est pas de la compétence exclusive
de son Président doit être contresigné par le membre du
Gouvernement chargé du secteur (affaire de la nomination
de M. CHARTIER par le Président du gouvernement, par
arrêté du 21 décembre 2000, au poste de directeur du
centre hospitalier territorial sans contreseing de M.
MANUOHALALO, membre du gouvernement concerné par le
domaine de la mesure ; renvoi du tribunal administratif
de Nouméa au Conseil d’Etat pour avis : CE 27.07.2001 =>
annulation pour vice de procédure substantiel : TA
Nouméa 20.09.2001).
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Contrôle de légalité : C’est la
vérification de conformité d’un texte à la loi par le
Haut-commissaire. Il se déroule après l’adoption d’un
texte par une collectivité (article 204 de la Loi
Organique).
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Décision modificative du budget :
Elle a pour objet de permettre des virements de crédits
et l’inscription de crédits nouveaux en recettes et en
dépenses. C’est le Congrès de la Nouvelle-Calédonie qui
prend cette décision par l’intermédiaire d’une
délibération. Ce sont des modifications du budget.
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Délibération : Il s’agit de l’une
des normes (textes) que le Congrès peut adopter et qui
régissent un domaine de la vie quotidienne des
calédoniens (ex : les impôts, le sport,...). Elle est
publiée au Journal Officiel de la Nouvelle-Calédonie
(JONC). A la différence de la loi du pays, la
délibération est un acte administratif soumis au
contrôle du juge administratif. De plus, les Provinces
adoptent également des délibérations de même valeur que
celles du Congrès de la Nouvelle-Calédonie mais qui ne
s’appliquent que dans les limites de leurs frontières.
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Exécutoire : Se dit d’un acte ou
d’un texte rendu applicable notamment par sa publication
au Journal Officiel de la Nouvelle-Calédonie (JONC).
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Exposé des motifs : Lors de
l’examen d’un projet ou d’une proposition d’un texte,
l’auteur de celui-ci doit donner par écrit les raisons
de sa nécessité et de son utilité. C’est ce qui est
appelé l’exposé des motifs.
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Gouvernement de la France : Avec le
Président de la République française, c’est l’organe
exécutif de la France. Il détermine et conduit la
politique de la nation. Il dispose de l’administration
et de la force armée (article 20 de la Constitution). Il
est responsable devant le Parlement (voir motion de
censure).
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Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
: Il est l’exécutif de la Nouvelle-Calédonie et il est
élu par le Congrès. Il prépare et met en œuvre la
réglementation locale. Le nombre de membre varie entre 5
et 11 et il est fixé par délibération du Congrès.
Actuellement, il est composé de 10 membres et son
Président est M. Pierre FROGIER.
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Haut-commissaire de la République en
Nouvelle-Calédonie : C’est le
représentant de l’Etat français en Nouvelle-Calédonie.
Actuellement, c’est M. Daniel CONSTANTIN.
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Journal Officiel (JO) : C’est un
journal qui permet aux citoyens d’être informés sur tous
les textes à valeur juridique adoptés par différentes
institutions de l’Etat ou de collectivités
territoriales. De plus, c’est une preuve de l’entrée en
vigueur du texte car sans publication au JO, un texte à
vocation générale est réputé être inexistant. Le Journal
Officiel de la République Française (JORF) publie les
textes de la République et le Journal officiel de la
Nouvelle-Calédonie (JONC) publie les textes pris
localement ainsi que ceux de la République française
rendus applicables en Nouvelle-Calédonie. Un certain
nombre de mesures nominatives et d’annonces légales (ex
: constitution d’associations) sont également publiées
dans les journaux officiels.
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Litige : On parle de litige
lorsqu’une personne a un problème qui est un droit non
reconnu ou bafoué. Elle peut tenter de le résoudre par
la méthode à l’amiable mais si cela échoue, elle peut en
obtenir le règlement judiciaire en saisissant un
tribunal aux fins qu’il lui donne raison.
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Loi : Règle écrite, générale et
permanente, élaborée par le Parlement.
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Loi du pays : Spécificité voulue
par l’Accord de Nouméa, la loi du pays est une
délibération du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ayant
force de loi et qui ne s’applique que pour la
Nouvelle-Calédonie (article 99 de la Loi Organique).
Elle doit être adoptée par une majorité absolue de 28
membres. Tout projet ou proposition de loi du pays est
soumis pour avis au Conseil d’Etat avant d’être arrêté
par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. De plus,
si la loi du pays fait l’objet d’une seconde lecture, le
Conseil Constitutionnel la contrôle s’il est saisi par
le Haut-commissaire, le gouvernement, le Président du
Congrès, le Président d’une assemblée de Province ou 18
membres du Congrès. Sa décision est publiée au Journal
Officiel de la République Française (JORF) ainsi qu’au
Journal Officiel de la Nouvelle-Calédonie (JONC).
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Loi organique : C’est une loi votée
par le Parlement pour préciser ou compléter les
dispositions de la Constitution (ex : Loi Organique du
19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie avec les
articles 76 et 77 de la Constitution).
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Majorité absolue : Lors d’une
élection, c’est lorsque l’on obtient plus de la moitié
des voix. Lors de l’adoption d’un texte, la majorité
absolue peut être exigée. Cela signifie que la moitié
plus un des élus qui composent l’assemblée votent en
faveur du texte pour qu’il soit adopté.
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Majorité relative : Lors d’une
élection, c’est lorsque l’on obtient plus de voix que
n’en a obtenues un autre concurrent. Lors de l’élection
du Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, si
l’élection n’est pas acquise après les deux premiers
tours de scrutin, il est procédé à un troisième tour et
l’élection a lieu à la majorité relative (articles 63 +
161 de la Loi Organique).
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Motion de censure : C’est un texte
par lequel une assemblée parlementaire met en jeu la
responsabilité politique du gouvernement. Si la motion
de censure est justifiée et votée, cela entraîne la
démission forcée du gouvernement. Dans l’article 95 de
la Loi Organique, il est prévu que le Congrès de la
Nouvelle-Calédonie peut le faire à l’encontre du
gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
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Nation : Groupement d’hommes d’un
Etat donné ayant entre eux des affinités tenant à des
éléments communs à la fois objectifs (race, langue,
religion, mode de vie) et subjectifs (souvenirs communs,
désir de vivre ensemble) qui les unissent et les
distinguent des hommes appartenant aux autres
groupements nationaux. L’intensité de ces liens de
solidarité nationale a conduit à la formation de
l’Etat-nation ; forme d’Etat dont la pratique montre
qu’il assure seul une continuité véritable.
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Nationalité : Lien juridique et
politique qui rattache une personne à un Etat. Par
exemple en Nouvelle-Calédonie, les habitants qui y sont
nés sont de nationalité française.
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Ordonnateur : Personne compétente
pour prescrire l’exécution des recettes et des dépenses
publiques.
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Parlement : C’est une assemblée
délibérante qui détient le pouvoir législatif d’un Etat.
Elle peut être bicamérale (composée de deux chambres) ou
monocamérale (composée d’une chambre). En France, il est
composé de deux chambres (donc bicaméral) : l’Assemblée
Nationale et le Sénat. Le Congrès de la
Nouvelle-Calédonie est son équivalent pour la
Nouvelle-Calédonie puisque c’est également une assemblée
délibérante.
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Prérogative : Avantage particulier,
privilège attaché à certaines fonctions, à certains
titres.
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Procuration : Pouvoir qu’une
personne donne à une autre d’agir et de voter en son
nom. Ainsi un conseiller de la Nouvelle-Calédonie absent
à une réunion du Congrès peut donner une procuration à
un de ses collègues pour voter en son nom (article 71 de
la Loi Organique).
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Projet de texte : On parle de
projet lorsque l’auteur du texte, qui est soumis au
Congrès en vue de son adoption, est le gouvernement de
la Nouvelle-Calédonie.
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Promulguer une loi : C’est la
rendre exécutoire. Cela signifie qu’elle est applicable
à tous et que l’on peut s’en servir devant les
tribunaux. Cette procédure est effectuée par le chef de
l’Etat (Président de la République) pour les lois
nationales ou par le Haut-commissaire pour les lois du
pays en Nouvelle-Calédonie.
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Proposition de texte : On parle de
proposition lorsque l’auteur du texte, qui est soumis au
Congrès en vue de son adoption, est l’un des membres de
celui-ci.
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Questeur : Membre du bureau d’une
assemblée parlementaire chargé des problèmes
d’administration intérieure de l’assemblée (personnel,
locaux, matériel). Ils sont au nombre de 2 au sein du
Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
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Quorum : Nombre de membres qu’une
assemblée doit réunir pour pouvoir valablement délibérer
ou se réunir. En pratique, il s’agit de la moitié des
membres plus une personne. Le quorum est exigé pour
l’ouverture des séances du Congrès de la
Nouvelle-Calédonie et il est de 28 membres.
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Rapporteur : Personne chargée de
faire le compte rendu des travaux et l’exposé des
conclusions d’une commission intérieure. S’agissant des
lois du pays, le Congrès désigne un rapporteur spécial
qui synthétise les travaux de(s) (la) commission(s) et
propose des amendements.
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Référendum : Procédé de la
démocratie directe par lequel le peuple collabore à
l’élaboration de la loi qui ne devient parfaite qu’avec
son accord. Mais, il y a également des référendums de
consultation, comme celui qui est prévu à partir de 2014
en Nouvelle-Calédonie, qui permettent de connaître
l’opinion du peuple sur une question donnée et quelles
seront les directives que les dirigeants devront
appliquer.
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Règlement intérieur : Ensemble des
règles d’organisation et de fonctionnement d’une
assemblée, d’un établissement public, d’une
association,... Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie,
étant une assemblée délibérante, possède un règlement
intérieur (délibération n° 009 modifiée du 13 juillet
1999)
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Représentation proportionnelle :
Système de partage des sièges dans un scrutin de liste
qui permet aux listes entrant en compétition d’avoir un
nombre de sièges proportionnels au nombre de voix
obtenues, sous réserve de franchir une barre qui, pour
les élections au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, est
fixée à 5% des électeurs inscrits.
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Scrutin : Ensemble des opérations
de vote.
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Scrutin majoritaire : C’est le
scrutin dans lequel est déclaré élu le candidat ou la
liste qui a obtenu la majorité des voix.
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Scrutin proportionnel : C’est le
scrutin dans lequel sont répartis les sièges en fonction
des suffrages obtenus par chaque liste de candidats.
Pour connaître le nombre d’élus de chaque liste au
scrutin proportionnel, il convient d’abord de calculer
le quotient électoral afin de déterminer le nombre de
suffrages nécessaires pour l’obtention d’un siège.
Ce quotient est égal au rapport des suffrages exprimés
et du nombre de sièges à pourvoir.
Chaque liste obtient donc directement un nombre de
sièges équivalent au nombre de fois qu’elles obtiennent
le quotient électoral.
A ce stade, on distingue :
- La proportionnelle au
plus fort reste : on calcule le nombre de suffrages
restant disponible pour chaque liste après l’attribution
des premiers sièges et on répartit les sièges restant à
la ou les listes ayant le plus fort reste.
- La proportionnelle à
la plus forte moyenne : on divise le nombre de suffrages
total obtenus par le nombre de sièges obtenus par chaque
liste grâce au quotient électoral plus un siège fictif
(celui à pourvoir) pour savoir combien de voix
représenterait en moyenne un élu dans le cas où la liste
obtiendrait l’élu. La liste ayant la plus forte moyenne
obtient cet élu, et on reprend le calcul pour chaque
autre siège restant à pourvoir.
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Scrutin uninominal : C’est le
scrutin dans lequel l’électeur est appelé soit à voter
pour une seule personne par circonscription soit à voter
pour une personne parmi plusieurs pour un poste
déterminé. Ce dernier cas s’applique à l’élection du
Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et il est
élu au scrutin uninominal secret.
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Séance : Réunion d’une assemblée
pendant une session. Les séances du Congrès de la
Nouvelle-Calédonie sont publiques sauf s’il en décide
autrement. Les séances publiques sont les réunions d’une
assemblée qui regroupe l’ensemble des élus au sein d’un
hémicycle.
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Sénat : C’est le nom de la seconde
chambre du Parlement français ; la première étant
l’Assemblée Nationale. Le Sénat est composé de 321
sénateurs dont un pour la Nouvelle-Calédonie et d’un
second à partir de 2010.
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Session : Période de l’année
déterminée pendant laquelle une assemblée est en droit
de siéger. Session signifie action de siéger, à ne pas
confondre avec cession qui est l’action de céder. Par
exemple, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie tient
chaque année deux sessions ordinaires sur convocation de
son président. La premières s’ouvre entre le 1er et le
30 juin (session dite administrative). La seconde
s’ouvre entre le 1er et le 30 novembre (session dite
budgétaire). Le Congrès fixe la date d’ouverture et la
durée des sessions qui ne peut excéder deux mois.
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Souveraineté : Pouvoir suprême
reconnu à l’Etat qui implique que lui seul peut décider
sur le territoire national et il gère son indépendance
dans l’ordre international où il est limité par ses
propres engagements (comme par exemple la signature de
traité avec d’autres Etats).
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Souveraineté partagée : C’est une
expression apparue dans L’accord de Nouméa qui signifie
le partage de compétence entre l’Etat et la
Nouvelle-Calédonie. Ce partage fera l’objet de
différents transferts de compétences dont le premier a
eu lieu avec la Loi Organique de 1999 et dont les
prochains se situent au cours du 2ème et du 3ème mandat
du Congrès (2004 et 2009). Cependant, ce transfert ne
s’effectuera que si le Congrès le demande à la majorité
des 3/5ème.
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Suffrage : Mot dont la définition
est similaire à celle du mot vote. Le vote est l’acte
par lequel un citoyen participe au choix de ses
représentants (cas des élections) ou à la prise d’une
décision (cas du référendum).
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Suffrage universel : Le suffrage
universel définit le citoyen. Il permet à chacun de
voter pour le ou les candidat(s) de son choix. On
distingue, cependant, le suffrage universel direct du
suffrage universel indirect qui nécessite soit d'être
élu, soit d'appartenir à une catégorie de notables. Ce
suffrage est donc reconnu à tous les citoyens sous
certaines conditions d’usage (ex : âge, nationalité,
capacité mentale,...). Apparu dans la Constitution
française de 1793, le suffrage universel fut proclamé en
France le 2 mars 1848. Ce fut le premier Etat de la
planète à s'engager dans cette voie. Toutefois, il
fallut attendre 1944 pour qu'en France le suffrage «
universel » inclue enfin les femmes.
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Traité : C’est un accord
international conclu entre Etats souverains. Les termes
synonymes sont : convention, pacte, accord.
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Vacance : Temps pendant lequel une
fonction reste sans titulaire (ex : Le président de la
République décède. Le temps d’élire un remplaçant, son
poste est vacant). A ne pas confondre avec les vacances
!
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